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Lancé le 19 février 2013 le programme politique n'a pas la prétention d’être révolutionnaire ou d’une originalité transcendantale. Il est l’indicateur de la volonté des Jeunes UDC Fribourg de poser les questions importantes pour les générations futures et de tenter d’y apporter des réponses adéquates. Les Jeunes UDC Fribourg souhaitent être en phase avec les préoccupations actuelles et en particulier avec celle des jeunes. Nous souhaitons être une force de proposition et d’avancée pour le canton. En tant que parti politique reconnu, nous présentons ainsi notre programme politique pour la législature à venir. Le programme a été mis à jour le 3 août 2016 pour la nouvelle législature 2016-2021.

 


Famille

Un sage chinois du nom de Lao-Tseu a très justement dit : « La force d’un Etat se mesure à la force du noyau familial ». Cette citation est une préoccupation permanente des Jeunes UDC. Notre pays pour prospérer, notre société pour survivre, ont besoin d’une famille forte.

Les Jeunes UDC se battent donc pour valoriser la famille traditionnelle. Nous souhaitons que les parents soient conscients de leur responsabilité parentale. Nous demandons à ce qu’ils aient les moyens financiers et pratiques d’élever leurs enfants pour en faire des citoyens responsables et matures. Nous sommes contre les charges fiscales importantes qui pèsent sur les familles, les empêchant ainsi de profiter pleinement de leur vie familiale et participer aux bonheurs de leurs enfants. 

Nous nous battons aussi pour que l’éducation ne soit pas abandonnée entièrement dans les mains de l’Etat via l’école ou entre les mains de spécialistes en tout genre. L’éducation des enfants et l’apprentissage des bonnes manières est une priorité parentale, l’Etat n’étant chargé que d’instruire les enfants. 

Les familles qui élèvent eux-mêmes leurs enfants doivent donc être récompensées pour leurs efforts. A l’heure où les places dans les crèches manquent, il est inadmissible que l’Etat subventionne des crèches à des parents qui n’en ont pas besoin.

Nous demandons à soutenir les plus jeunes familles pour qui les frais sont plus conséquents. Il est du devoir de l’Etat de les aider à accéder à la propriété familiale ainsi que les alléger fiscalement.  


Formation

Les Jeunes UDC sont conscients de l’importance de la formation et des écoles dans le monde d’aujourd’hui. Cependant, nous sommes préoccupés et alarmés de voir l’évolution qu’ont prises ces dernières au cours des années précédentes. En effet, la relation maître-disciple, qui a déjà fait ses  preuves depuis l’Antiquité, a laissé la place à une jungle de théories pédagogiques diverses et variées. Le Canton de Fribourg figure en bonne position parmi les tests et statistiques helvétiques. Nous souhaitons conserver au mieux ce point fort de notre Canton !

Le respect de la hiérarchie et l’exigence d’un travail de qualité et de bon niveau sont à conserver dans nos établissements de formation. Evitons la pédagogie du « bourrage de crâne » totalement inadaptée ! En revanche, nous pouvons constater que les écoliers commencent à manquer cruellement de respect pour les enseignants. L’éducation morale doit se faire avant tout  par les parents et non par les établissements scolaires qui eux, ont la charge de transmettre les connaissances nécessaires aux élèves. 

L’école doit aussi jouer un rôle d’intégration pour les enfants issus de l’immigration, à savoir un apprentissage rigoureux de la langue et de notre culture helvétique. Culture que l’école a d’ailleurs pour mission de valoriser.

L’Etat scolarise trop les jeunes adultes ! Depuis le siècle passé, son objectif était d’envoyer massivement des jeunes aux études. Les conséquences sont désastreuses ! De nombreux jeunes restent sans vocations professionnelles et peu d’entre eux désirent s’engager dans certains domaines d’apprentissage. Ce dernier, quant à lui, doit se concentrer davantage sur du travail pratique que sur une scolarisation supplémentaire.

Nous nous battons donc pour le maintien d’une école de qualité, qui forme des futures adultes de manière sérieuse et visionnaire. Nous souhaitons également que la formation pratique ne soit pas systématiquement considérée comme subsidiaire et négligeable. 


Environnement et mobilité

L’environnement est une thématique qui nous concerne tous ! En particulier, nous, les jeunes qui prendront la relève pour répondre aux besoins de notre Terre. C’est pourquoi nous souhaitons un environnement sain pour permettre aux générations futures de vivre dans un monde qui leur est agréable. Nos ressources ne sont pas inépuisables, c’est la raison pour laquelle une politique énergétique et protectrice de la faune et de la flore doit être appliquée, sans pour autant constituer un obstacle au bien-être des habitants.

Supprimer des places de parking, limiter les accès aux véhicules à moteur, imposer d’innombrables taxes, tous ces genres de mesures ne font qu’entraver notre quotidien et ne participe d’aucune sorte à une meilleure gestion de l’environnement. Au lieu de cela, l’Etat doit se concentrer sur un aménagement du territoire à la fois souple et constructif, mais aussi prendre conscience qu’il doit aider les citoyens qui ont le désir de changement et de rénovation.

Une meilleure formation au tri des déchets dans les écoles est aussi un bon moyen pour maintenir un recyclage permanent de nos ressources.

Le canton souhaite tant bien que mal étendre l’usage des transports en communs. Pourtant nombreux sont les villages campagnards qui ne sont que trop peu desservis par les transports publics ! Cette situation incarne un réel problème pour les jeunes qui doivent se déplacer pour se rendre sur leur lieu de travail ou dans leur école. De plus, la constante augmentation des tarifs des transports publics représente des coûts conséquents pour les étudiants et pour les apprentis. 

Par ailleurs, les jeunes désirants être autonomes et se déplacer par eux-mêmes croulent sous les frais administratifs liés à leur véhicule mais aussi sous les prix exorbitants des heures d’auto-école et autres cours imposés par l’Etat. Au jour d’aujourd’hui, se déplacer pour un jeune évoque un interminable casse-tête ! 


Bureaucratie

Sondages, statistiques, cours liés au permis de conduire… parmi les nombreux papiers que vous recevez, une grande majorité ne constitue pas une priorité, voire une nécessité. Malheureusement, toute cette paperasse inutile génère bien évidemment un coût ! 

Cette paperasse est d’autant plus gênante et impressionnante lorsque vous êtes jeune. A peine arrivé à votre majorité que vous êtes bombardés de formulaires ! Premier exemple flagrant : le permis de conduire. En plus d’un examen théorique et pratique qui nécessitent beaucoup de papier et de frais, vous vous retrouvez encombré par des cours de sensibilisation ou encore les fameux cours L1 et L2 qui génèrent de la paperasse et des coûts supplémentaires. A cela s’ajoute très souvent des  factures pour frais administratifs et la spirale infernale continue !

Non seulement la bureaucratie constitue une tâche rude et barbante pour de nombreux jeunes, mais elle est aussi une entrave au développement des entreprises. Des règles qui s’accumulent et qui n’en finissent plus, des bureaux d’administrations trop peu centralisés, des lois qui s’enchaînent et se compliquent, des statistiques qui vous sont demandées et qui n’en finissent plus… Tout cela représente diverses formalités et tracasseries pour les entreprises et se répercutent directement sur leurs chiffres d’affaires. 

Tant pour les jeunes que pour les petites et moyennes entreprises, cette jungle d’ordonnances et de formulaires est un poids qui pèse sur notre quotidien et qui pourrait être élagué en simplifiant des procédures et en centralisant davantage les institutions publiques concernées.


Fiscalité

Les JUDC Fribourg souhaitent se battre pour une fiscalité acceptable pour tous. L’accroissement constant de la bureaucratie ainsi que des tâches de l’Etat ne vont évidemment pas dans le bon sens. L’évidence fait que plus vous avez un Etat imposant, plus il aura besoin de moyen, donc d’impôts, pour assurer son fonctionnement. La base du problème de la haute fiscalité du canton de Fribourg réside principalement en ce sens. Une réduction de la taille de l’appareil étatique réduirait la grandeur de ses besoins financiers.

En abaissant sa fiscalité, le canton de Fribourg pourra jouer sur la concurrence fiscale intercantonale  et ainsi se montrer plus compétitif vis-à-vis des autres cantons ce qui serait tout bénéfice pour sa promotion économique.

Au vue des bénéfices conséquents que dégage le canton depuis plusieurs années maintenant, ainsi que de sa fortune, les politiciens cantonaux doivent faire un effort fiscal pour la population fribourgeoise.

Moins d’impôts apporte plus de pouvoir d’achat par conséquent stimule notre économie, avec la  créations d’emploi par exemple à la clé. Le groupe des députés UDC au Grand Conseil a déjà déposé une motion qui fut acceptée pour des baisses fiscales. Cependant, les entrées fiscales du canton ont continué d’augmenter !  

De nos jours, fonder une famille devient quasiment un périple pour des questions financières. Cela préoccupe les JUDC Fribourg qui sont tournés vers l’avenir. Il n’est pas normal qu’un couple désirant des enfants ne puisse pas en avoir pour des raisons d’argent. Les jeunes parents doivent bénéficier de davantage de réductions fiscales afin d’améliorer le développement de leurs familles. La mode actuelle consiste à ne plus augmenter les impôts directs mais à ajouter des impôts indirects. Les taxes ont un effet moins parlant que les impôts directs mais au final en les cumulant diminuent le pouvoir d’achat des citoyens de manière encore plus vicieuse.


L'agriculture

L’agriculture, source d’aliments et donc de vie, a commencé il y a 11'000 ans. Aujourd’hui, l’agriculture est en mauvaise posture dans tous les pays occidentaux. Nous sommes conscients de ce problème et voulons assurer un avenir aux familles agricoles pour aujourd’hui et pour demain. Qualité des produits, respect de l’environnement et des animaux, produits régionaux, maintien des paysages, traçabilité des aliments ; voici quelques qualificatifs de notre agriculture Suisse qui est,  à n’en pas douter, une des plus qualitatives du monde. 

La Constitution parle des contributions de l’agriculture pour le bien-être du pays à l’article 104. Dans ces conditions, toute attaque à la souveraineté alimentaire du pays ou à l’intégrité de l’agriculture helvète peut être considéré comme anticonstitutionnelle ! Il faut à l’avenir assurer aux générations de paysans actifs actuellement, ainsi qu’aux futurs agriculteurs, une rémunération convenable avec laquelle ils puissent vivre. Nous ne devons pas obliger les paysans à avoir un second métier pour faire vivre leur famille ! 

Nous devons nous battre pour une revalorisation des produits et de la profession, ainsi que pour une agriculture de proximité productive. Nous ne devons pas faire une croix sur nos productions céréalières par exemple, sous prétexte que nous pouvons nous en procurez à moindre coûts à l’étranger.  Des taxes à la douane doivent protéger les producteurs de la Confédération.  Les excédents de lait et de beurre doivent disparaître et ainsi réinsuffler de l’air au marché laitierM il est tout simplement inacceptable que les coûts de productions ne soient pas toujours couverts par le prix d’achat du lait ! 

La production locale doit être valorisée au maximum et le maintien du niveau de vie paysan doit être maintenu. C’est pour cela que les JUDC  sont prêts, en cas de besoins, à utiliser les outils démocratiques cantonaux.

Il faut aussi encourager l’innovation dans l’agriculture. Il est évident et urgent d’alléger le fardeau administratif des exploitations.  Avec cette mesure, l’agriculteur aura plus de facilité et de temps à entreprendre des projets.


Sécurité

La sécurité est considérée comme la première des libertés, cependant elle est trop souvent mise à mal dans notre pays. Il n’est pas nécessaire de mener de grandes recherches pour constater l’ampleur de l’insécurité : violences physiques, vols à l’arraché, cambriolages, trafics et consommations de drogue, viols et même des meurtres. Ces différents crimes sont devenus monnaie courante et ne font bientôt plus l’objet de scoop dans les médias. La situation est devenue si inacceptable qu’aujourd’hui des citoyennes et des citoyens renoncent à sortir de chez eux, en raison de leur crainte justifiée de se faire violenter ou racketter. Les victimes sont devenues les premières à souffrir de la peine privative de liberté.

Notre canton n’est pas épargné par cette tendance d’insécurité générale. La vie des citoyens se rythme avec la crainte de pickpockets, lorsqu’ils font leurs achats ou qu’ils sortent dans les centres urbains de notre canton et avec la crainte d’un cambriolage chez eux. Nous, les jeunes ne sommes pas épargnés par cette triste réalité. 

Néanmoins cela n’est pas la seule conséquence de l’insécurité que l’on doit endurer, il y a aussi la violence dans les manifestations. Aujourd’hui, on ne peut plus organiser une fête de village sans penser à mettre sur pied un dispositif de sécurité. Les trouble-fêtes se multiplient et sillonnent, alcoolisés, les manifestations avec un seul but dans la tête : provoquer la bagarre.

A cette situation intolérable que propose le gouvernement : des « mesurettes » administratives. Les initiateurs de ces proposition doivent avoir des œillères en face des yeux, pour ne pas s’apercevoir que, par exemple, l’âge limite de la consommation d’alcool est une notion purement administrative et théorique. La preuve en est par l’exemple de ces mineurs de 13-14 ans, multipliant les comas éthyliques, qui parviennent à se procurer de l’alcool fort, bien qu’il existe une loi interdisant la vente aux mineurs.


Culture

La Suisse est un pays qui a la chance de regrouper plusieurs régions linguistiques aux cultures nombreuses. Mais nos valeurs se retrouvent dans la culture nationale comme la danse, le chant ou encore les fêtes. Il est du devoir des anciens de transmettre notre culture aux plus jeunes, c’est pourquoi la promotion de la culture populaire est un de nos objectifs les plus importants. 

Les écoles doivent surtout transmettre notre culture populaire aux jeunes élèves et montrer la diversité helvétique, avant de s’atteler à des contrées étrangères. Les Jeunes UDC ne tolèrent pas que les élèves soient contraints d’assister à des activités, spectacles ou concerts qui transmettent un message politique explicite.

Aujourd’hui, les fêtes de tir, de lutte, mais aussi les girons de musique et de jeunesse font partie intégrante de notre patrimoine fribourgeois. Les communes doivent motiver l’organisation de telles manifestations au sein de leur population locale.

En revanche, la culture ne doit pas être une affaire de l’Etat. Cessons donc de la politiser, car elle doit rester libre. Favorisons en revanche le partenariat public-privé. Il est inadmissible que l’Etat finance des projets culturels dans le but de dissimuler un objet de propagande. 

Le Canton doit par contre soutenir la culture qui respecte les valeurs et traditions de notre pays. Nous condamnons les soutiens financiers et publicitaires à des projets qui montrent un mépris pour l’être humain, qui dérivent dans la pornographie ou qui font l’éloge de la violence. Il est par ailleurs du devoir du Canton de promouvoir avant tout des artistes fribourgeois.

Les jeunes artistes doivent être mis en avant sur la scène cantonale pour mieux gravir les échelons par la suite. Nous devons donc encourager la diffusion d’émissions radios ou télévisuels, les concerts locaux ainsi que les concours qui motivent les jeunes groupes musicaux et autres talents.


Sport

Le sport est un domaine important chez les jeunes, car il allie l’effort, les rencontres, le plaisir et le dépassement de soi. Les Jeunes UDC Fribourg sont conscients de l’engouement qu’éprouvent les jeunes pour le sport et encouragent la pratique de ces activités. Le sport est plus qu’une occupation, c’est une école de vie pour de nombreux athlètes !

Le Canton de Fribourg a encore beaucoup de chemin à faire en matière de sport dans les écoles. En effet, le principe « sport-étude » doit être développé dans tous les domaines sportifs pour les élèves les plus talentueux. Les jeunes champions fribourgeois n’ont aujourd’hui toujours pas la chance de bénéficier d’un programme qui concilie à la fois les études et le sport comme dans beaucoup d’autres cantons, dont le Canton de Vaud. Nous trouvons inadmissible que de jeunes talents n’aient pas l’occasion de s’entrainer suffisamment et de représenter le drapeau fribourgeois dans diverses compétitions.

Quant à la pratique d’activités sportives dans le cadre scolaire, ces dernières doivent rester régulières et variées pour les élèves. L’école doit tout aussi bien pratiquer les sorties en plein air, les sports d’extérieur, les sports d’hiver et aquatiques, que les cours qui ont lieu en salle.  

La découverte de différents sports par les jeunes permet l’émergence de nouveaux sportifs voire même de nouveaux talents. C’est la raison pour laquelle le Canton et les communes devraient encourager les clubs sportifs à mettre en place des sports facultatifs et gratuits dans un cadre extrascolaire, afin de donner aux jeunes le goût de la découverte et de l’amusement. La commune d’Yverdon-les-Bains propose déjà ce principe de sport facultatif qui permet aux élèves de la ville de découvrir plus de 40 disciplines sur 20 leçons maximum entièrement gratuites.  

Malheureusement, le sport comporte aussi des mauvais points. Il est la cible d’émeutes et de hooligans qui n’ont que la volonté de casser. On retrouve aussi des tricheurs qui se dopent et qui font de l’ombre aux vrais sportifs méritants. Nous combattons toutes formes de tricherie et de violences présentes dans le sport et exigeons une attitude intransigeante vis-à-vis des fraudeurs.